Dans mon cartable, il y a des écoliers en pagaille.
Certains crient la joie du réveil de l’enfant noir marchant sur les pas de son ainé blanc.
Certains crient l’effroi de devoir aller apprendre à ceux à qui l’on a tant à enseigner
Les autres pleurent le sein de reine mère qui s’éloigne déjà
Et avec eux, ceux-là que les beignets de grand-mère auront vite consolés.
Ne crie plus Zohra, un jour tu sauras plus de choses encore que ce papa qui te brise
Sèche tes larmes Aicha, par elle et ses rivières, tu sauras transformer la force qui est en toi,
Et enfin crier
Liberté.

