Acrylique sur toile.Phosphorescence. Exposition prévue salle sombre. 150*50cm. Année 2009.

Une lumière dans la nuit. Une étoile? Faire un voeu? Celui de ne plus être? Peut-être simplement celui d'exister un jour. Une pluie d'étoiles, la lumière. Et dans la lumière, l'obscurité. Sombre mère au regard tendre. Elle la regarde, la caresse. Elle lui donne ce truc qu'elles ont en elles, puis se retire. Un souffle mystérieux guide sa flottaison. Lente avancée sinueuse, force douce drapée de noir.

Elle sera Saha. Sa mère le sait. Du moment où elle poussa son premier souffle, de la seconde où son drap noir l'habillait. Saha. Celle qui sait. Aucun autre prénom ne pouvait lui convenir.

Dans le monde des passerelles, le nom a toujours défini la fonction et plus tard le rang.

« Fer » pour fort, « Cifer » pour tenace. «Aan » pour les passerelles douces, « Izan » pour les plus douloureuses. « Izé » pour celles qui permettent de revenir, « Tizéh » pour celles qui vous condamnent. Et enfin la passerelle blanche, la passerelle rouge, et celles que l'on ne voit pas. Sa mère était Kazéh, mais elle était de celles là qu'on ne voit pas. L'élite. Et à ses côtés, ceux qui ornent les sommets.

Saha. Celle qui sait.