L'Atelier d'Akoi

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mercredi, janvier 4 2012

2012

J'ai toujours eu pour ces débuts d'années un petit mot en même temps qu'affectif, d'un visionnaire à la hauteur de la croyance que l'on lui accorde.
Pour cette folle année 2012 qui commence, oui, elle sera folle, un seul mot: "Croyances".
Le retour aux fondamentaux, le retour à sa propre croyance en l'avenir, en ce que l'on peut considérer ou non de réel, tangible, palpable, valable.
Douze coups sonnent minuit, douze mois fleurissent une année alors, d'un bouquet de douze roses rouges, peut-être 2012 saura-t-elle rendre à l'amour la croyance de l'éternité?
Akoi A.

mercredi, août 31 2011

Texte libre

La force de l'artiste, le chant des impuissants

Etre pauvre pour entendre le son de la nécessité

Riche pour écouter la convoitise et la force du silence

Etre fort pour écouter la frayeur

Faible pour la résonnace du bitume

Nu pour que frottent les caresses,

Fidèle car sonnent les éloges

Porter la robe de l'infidélité pour que hurlent les cris

Homme pour le sifflement de l'arrogance

Femme pour entendre son gémissement

Puissant car la surdité n'a pas de son

Sourd pour la force des sons intérieurs

Hurle l'indifférence des grandes élites

Mélodieuses les revendications des subordonnés

Mourir pour ne plus rien entendre,

Connaître ce que murmure la faucheuse,

Ressusciter pour imaginer le Christ,

Tuer pour le son du rebond

Les drogues et la vibration grave de l'interférence

La ripaille et ces grands bruits de vies insatiables

Hurler pour être seul à chanter

et enfin, se taire,

pour enfin … écouter.

Un des devoirs de cette tâche humaine.

mercredi, octobre 13 2010

Si

Si elle existait, et était-elle, 

Alors, ...

Elle m'accompagnerait puis,

m'emporterait.

...

à Bali.

lundi, mai 31 2010

Et ...

Et s'épancher encore.

Quand les corps se sont vidés de tout ce qu'ils ont à offrir.

Quand les lèvres n'ont pas su prononcer les mots justes que l'on leur avait pourtant clairement dictés.

- "Tu m'aimes?"

- "oui"

- "pas comme çà, autrement!"

- "oui!!"

Et s'épancher encore.

De ces corps vides qui offrent tant de fantasmes. Plus que l'on peut contenir encore. Habiter l'inhabitable. Offrir l'inexistant. Puis partir. Fier du devoir accompli. Fier de la tache bien emplie d'être celui que l'on voudrait que l'on soit.

Et s'épancher encore. D'une misérable et larmoyante trainée.

D'êtres et être encore. Et "si c'est çà la vie ici..."

Pourquoi ne pas enfin avoir à s'épancher...

ailleurs...

jeudi, mars 25 2010

Regarde-moi. Texte à suite.

REGARDE-MOI 

!

Sujet 1 :

Le hall d’un centre commercial bondé. Un bonhomme patibulaire en face me regarde droit dans les yeux avec ce qui serait de la défiance. En arrière plan, une femme pressant le pas avec au bout de ses doigts une gamine qu’elle traîne presque comme un cabas. Je le fixe à mon tour. Que me veut ce mec. De l’argent ? Je n’en ai pas. De maîtresse non plus d’ailleurs alors qu’il se ravise. Posons lui simplement une question qui le déridera certainement.

- Qui êtes-vous ?

Sujet 2 :

Regardez-moi ce truc. Un bonhomme d’une quarantaine d’années qui ressemblerait presque à ses parents s’ils étaient encore en vie. Je suis sur que je l’impressionne. Çà se voit dans ses yeux de trouillard. L’œil questionnant de ces gens là quand on les sort brutalement de leurs saintes habitudes…pas mal la meuf là bas ! Dommage qu’elle ait un mioche. Fallait pas faire de morveux ma vieille pour le traîner ainsi devant la foule parce qu’il risque de te coller un retard à ton cours de gym.

  • Et qui es-tu toi ?

Sujet 3 :

Un carrelage. Une dalle, une autre dalle, encore une. Je suis sure qu’un jour on pourra voler. Et du ciel, je regarderais le monde en bas comme le carrelage de ce foutu magasin.

  • Arrêtes maman, tu me fais mal !

Sujet 4 :

A l’horizon, une petite loupiote indique la sortie, on y est presque. Tiens le coup Kary ! Caisse 1, caisse 2, … une mamie qui fait tomber son sac. Un vigile se rapproche. Je suis heureuse qu’ils aient renforcé la sécurité dans ces magasins. Chui sure qu’un bazané malveillant se serait jeté dessus il y a un an. 12h37. Je vais louper ce foutu cours. Elle est vraiment belle cette montre. S’il me le redemande, je lui autoriserai de me prendre autrement. Il l’a mérité. Tiens je ne l’avais pas vu cet ensemble…tant pis je reviendrai.

- Allez cesse de geindre Sarah et dépêche-toi. J’en peux plus de cette foule et maman va être en retard si çà continue.

Sujet 2 :

  • Rassure-toi, Seb. Je ne te veux aucun mal.

Seb :

  • Mais ! D’où savez-vous mon nom ? Et …qui vous autorise à me tutoyer !

Sujet 1 :

Regardez-moi cette veine sur son front. Voyez comme elle grossit à chaque fois qu’il doit être contrarié. Ah Seb ILANE. Je suis sur que tu risque l’accident vasculaire à chaque fléchissement de la bourse ou quand tu dois te lever dans le noir pour aller aux chiottes. J’aime pas les fiottes de ton genre.

  • Calme-toi Seb, je suis ici pour affaire. Agent Vicken. J’ai été chargé de mener l’enquête au sujet de la mort de tes deux vieux. Plutôt macabre comme histoire. Dis-moi, à ce qu’il paraît, t’étais pas loin du lieu où cela s’est produit. N’est-ce pas ?

Seb :

  • Agent Vicken dites-vous. Et de quelle brigade ?

A.S :

- Nortan security. Unité 177. Voici ma carte.

Seb :

Nortan Security, servir et protéger,Unité 177, agent Vicken Lawrence. Matricule xx7O2.exe. Autorisé à tirer.

  • Et c’est dans votre unité que l’on vous apprend à tutoyer les citoyens ?

A.S :

- Seulement les suspects, Seb. Seulement les suspects. Et çà m’arrange plutôt parce que j’aime pas vraiment çà, vouvoyer les culs terreux comme toi qui sniffent leur poudre quotidienne sur le cul de putes de luxe payées avec l’argent de leurs crimes alors que d’autres se crèvent à leurs services sans la moindre contrepartie.

Seb :

  • Je vois. L’unité 177 a décidé de m’envoyer un doux rêveur moraliste pour m’aider à passer la douleur qu’a pu occasionner la perte d’êtres chers. Je ne manquerai pas de toucher un mot au colonel Varlet à votre sujet quand je le reverrai…

A.S :

- … à une de vos réunions spéciales je suppose ? Te dérange pas Seb, il me connaît le vieux. Et s’il m’a choisi pour cette enquête, c’est qu’il m’autorise aussi à te tutoyer.

Et ne me regarde pas avec cet air méprisant bonhomme. Tu la ramèneras moins dans un instant

Mais de toute façon Seb,…

Seb : Monsieur ILANE ! Je refuse de continuer cette entrevue. Contactez mon avocat, il…

A.S : Reconnaîs-tu cet objet Seb ?

Seb :

Mon notepad. C’était donc lui.

A.S :

- Oui, tu reconnais cet objet. Ton nom y est inscrit en toutes lettres. Mais dis-moi Seb, comment peut-on laisser des traces aussi compromettantes sur le lieu d’un crime ? Et surtout, Seb, explique-moi pourquoi tes yeux crient l’inquiétude alors que tes lèvres sont prêtes à cracher que t’es un gars innocent ?

Seb :

C’en est trop. Baisser le regard et feindre la préoccupation. Soupirer légèrement mais suffisament pour qu’il l’entende, pour qu’il le sente. Faire quelques pas en sa direction. Çà le surprendra certainement d’une personne qu’il suspecte. Lever le regard en omettant tout rictus. Garder l’air sévère et le fixer droit dans yeux. Inspecter brièvement le contour de ces yeux d’un homme manquant de sommeil et que le tabac maintient éveillé. Et conclure :

  • J’ai pris un plaisir mesurable mais cependant insuffisant à converser avec vous, monsieur Vicken. Nous nous reverrons certainement compte tenu de votre pugnacité, mais ce ne pourra être en l’absence de mon avocat. Monsieur Vicken,…

Marquer un pas déterminé vers la sortie, ne laisser aucune occasion à ce flic bas de gamme de me freiner.

A .S :

Prévisible. S’écarter légèrement et laisser passer le bonhomme. Il ne s’en tirera pas aussi facilement. Le ver est dans la pomme Seb, et on se reverra très vite.

  • Je me permets de conserver ton petit carnet, Seb. Pièce à convictions ! Et…oui, nous nous reverrons, Seb ! Nous nous reverrons.

Bref soupir. Laisser partir l’homme dans sa démarche distinguée, ses vêtements complices de toute sa situation sociale, et sa stature fière, arrogante et jalousable. On verra si tu seras aussi clinquant derrière les barreaux, Seb.

Seb:

Une porte vitrée, un couloir chahuté par une foule dépensière, des dalles régulières sur un sol sans âme, puis l’escalator, le Hall A, l’ascenceur et enfin, le 3ème sous-sol. Quelques pièces caressant la fente coquine d’un horodateur vorace, puis l’allée 17. De sombres couloirs qui font certainement la fierté du propriétaire de cet immense parking par l’économie d’énergie qu’ils génèrent. Une femme au galbe provoquant passe non loin. Elle baisse la tête, presse le pas, me croise. Je sens son léger coup d’œil sur mon flanc. De quoi veut-elle s’assurer ainsi ? Ah les femmes !

  • (d’une voix miéleuse, légèrement cassée et enrobée d’un grave sensuel) Bonsoir !

Elle :

Si seulement Charles pouvait être aussi élégant !

  • Bonsoir, monsieur.

Presser un peu plus le pas. Derrière le bel agneau peut se cacher n’importe qui.

Seb :

Bouton start. Vrombissement d’un moteur viril. Quelques empoignades sur une boîte de vitesse souple comme je les aime, et go !La ville est à moi. Elle et tous ces rats incompétents qui l’arpentent chaque jour. Comme cet agent de Province. Le téléphone. Activer la fonction vocale, monter le volume de l’auto radio par légère pression sous la partie gauche du volant, puis : « APPELER Gaëtan ! ». Quelques secondes, une sonnerie, une seconde, puis…

Gaëtan Serval :

  • Gaëtan Serval, je vous écoute...

Seb :

J’espère qu’il ne va pas me sortir une de ces contrepétries vaseuses. Je ne suis vraiment pas d’humeur.

  • J’ai un problème Gaëtan, il faut qu’on se voie. Et vite !

J.O :

  • Seb ! Comment allez vous, monsieur «l’entrepreneur le plus sexy l'année» ?

Seb :

  • Laissez tomber ce gag qui n’amuse que les journalistes eux-mêmes et soyons bref s’il vous plaît Gaëtan, il y a urgence. Quand puis-je vous rencontrer ?

J.O :

Ce ton grave, ce léger stress dans la voix, l’empreinte d’un coupable qui vient chercher des solutions. Mon vieux Seb, t’as pas merdé à ce point !

  • Urgence ? Vous savez très bien qu’une urgence pour vous l’est forcément pour moi, monsieur ! Je suis à mon bureau pour quelques banalités administratives sans importance. Dans combien de temps pouvez-vous être ici ?

Seb :

Toujours efficace et là quand il faut ce bon vieux Gaëtan.

  • Un quart d’heure. Cela vous convient-il ?

J.O :

- Je vous attends. Montez directement au 15ème, nous y serons bien mieux que dans l’étroitesse de mon vieux bureau.

Seb :

Et toujours aussi drôle le bougre. 50m2 en plein cœur de la cité, une vue imprenable sur toute la vieille ville, ces beaux quartiers bourgeois à souhait et le canal central. D’autres avocats aux crocs acérés jalousent secrètement un tel privilège.

Cinq minutes plus tard, dans le hall d’un de ces grands immeubles du pôle d’activité.

Hotesse 1 :

- Bonjour monsieur Ilane ! Comment allez-vous ?

Seb :

  • Bien. Ai-je été annoncé ?

Hotesse 1 :

Oh pas la peine, monsieur ! Sir Serval vous attend. 15ème étage, porte D. Je vous souhaite une excellente journée

Seb :

  • parfait. Bonne journée.

Le hall aseptisé de ces bâtiments où l’humain n’est que donnée chiffrable, un immense vase de terre cuite qui offre à un Philodendron Monstero le luxe de prétendre à son tour à l'arrogance. Quelques boutons clignotants au loin. Une femme presse le pas du haut de talons aiguilles d’un vert émeraude interrogateur. A droite, trois jeunes hommes debout, parfaitement vêtus et semblant s’amuser de moquerie. Certainement une affaire atypique qu’ils ont du défendre ou observer.

Le bouton d’appel de l’ascenseur. Quelques secondes plus tard, le tintement de sonnette qui précède l’ouverture de deux lourdes portes métalliques. A l’intérieur, le règne de la sobriété. Bouton poussoir 15. Une douce voix féminine mais tellement informatique vous questionne :

Ascenceur, voix féminine :

  • Quel est l’objet de votre visite, monsieur ILANE ?

Seb :

Vous répondez parce que votre éducation n’a pas omis d’inclure dans vos fonctions celle de parler aux machines :

  • Gaëtan Serval.

Seb :

La machine semble vous avoir compris. Fermeture des portes. Un miroir. Profiter d’être ici seul pour vérifier que rien ne dépasse, rien du moins risquant d’appeler le ridicule à s’inviter dans la conversation à venir. Deuxième tintement sec et précis que des équipes de marketing ont du soigneusement sélectionner pour l’image de rigueur qu’il imprime. 15ème étage. Une douce voix vous l’annonce. Quelques pas. Sortir de ce cube métallique sans saveur, s’avancer vers la seule et immense porte vitrée de l’étage. Un feutre semi opaque permet de voir l’ombre qui s’approche de l’autre côté sans offrir la possibilité d’en distinguer l’once d’un détail. Une main semble s’être saisie de la poignée. Un mouvement ferme et soutenue happe la porte dans l’immense bureau et laisse place à un gaillard d’une quarantaine d’années, les cheveux à peine grisonnants et la mine toujours aussi ravie de la réussite jouissive:

  • Mon ami. Heureux de vous revoir.

à suivre.

mercredi, mars 17 2010

A un grand mâitre des mots.

Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie

Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par dessus tout
Que c'est beau, c'est beau la vie.

Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
A jamais perdu pour moi

Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie.

Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c'est beau, c'est beau la vie.

La rouge fleur éclatée
D'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées
Que c'est beau, c'est beau la vie.

Tout ce que j'ai failli perdre
Tout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée

Pouvoir encore partager
Ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé
Que c'est beau, c'est beau la vie.

Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui c'est beau, c'est beau la vie.


C'est beau la vie

by Jean Ferrat

Album: Jean Ferrat - Vol. 2 (1999)

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samedi, février 20 2010

K comme cristal.

Et ces bouts de toi que nous gouttons tous sont-ils ce suc salvateur qui nous nourrit et inspire nos plus grandes idées ? Ou cette sève amère et brulante qui nous consumera tout doucement ensuite pour enseigner l’humilité ?

Ma langue s’est délectée de ta douceur, mon nez s’est empli de ta fragrance. 

Ah…a…aa…AaaaTchoum !

You smells swell my sweet lady.

Envole moi au bout de la terre …

Plus rien ne m’est ?

En toi réside le secret, en toi se cache l’objet de mon tourment.

Racler incessamment le cul de la fourchette contre la rugueuse culotte de ton indifférence ? 

Parler tels deux amants aux cœurs défaits brulants dans le pâle feu de mon ignorance. 

Ne grinceront plus alors que nos matelas.

Mourir pour pour toi ?

Un autre jour mon amour.

Me faut encore emplir ces tonnes de coupelles 

Et de mon sang transcrire cette couleur trouble dans laquelle j’ai cru entrevoir ton reflet,

En servir une, et avec toi, enfin en harmonie, trinquer aux cœurs de cristal.

Transparents, et tellement cassants.

Autres contrées. Moi, c'est toi.

Moi : - Insecte scandaleux qui siffle à mes oreilles mes péchés d’orgueil. Claque tes ailes à mes boucles, clinque à l’or et breloque. Renvoie le soleil à lui-même, auto-suffisant. Brille d’impatience et secoue tes notes provocantes.

TOI : - les mots t’échappent petite fille, mais tes boucles, d’or et de lumière m’ont éblouies. Conte-moi ton histoire, conte la encore.

Moi : -  Des étés sur la terre, pentagone et finistère, regarder loin et trébucher. Tomber sur toi et s’arrêter. La course du soleil s’échoue, s’assèche, échec. Toi et moi. 

TOI : - D’où viens tu belle créature ? Ta source me semble si lointaine. Mais le soleil l’anime. D’où je viens, l’on m’a parlé d’elle. L’on m’a aussi parlé de toi. De ces grands arbres qui m’abritaient, ta chute ici bas était attendue.

Moi : - renifler la chance à ton cœur, la délivrance à ton âme. Brandir les grands airs, les flambeaux, sauter les barricades, toi et moi.

TOI : -   Mes ailes sont brisées et mon cœur s’effiloche. Cogne le roc de nos envies sur la force intrépide de nos angoisses. Mon aile prend l’air mon amie, et mes rêves ont prit la flotte. Frotte et frotte la lampe qui fera sortir ton génie.

Moi : Prends ton envol grand oiseau. Ici sont des contrées crachantes écorchantes trop agressives pour ton fragile plumage. Pars, et ne reviens pas…

Toi :- Pense mes plaies et retrouve moi là-bas, à la croisée des chemins.

Moi : -Pars petit homme, tes pas se perdent ici bas.

Toi :- Cesse de pleuvoir ta féminité, ma guerrière. Rejoins moi vite, les portes se referment et de l’autre monde ne me parviennent plus que les restes d’un halo vague et affaibli.

Duo rédigé avec Aude Sylvan.
To be continued.

samedi, février 13 2010

ss

Et pourquoi devrais-je ecrire mes vers en rime?

Et pour qui devrais-je demain raper en prose!

L'ami, pour toi!

Oui pour toi l'ami.

Toi qui as le S de celui qui sait

Ce S du sourire, et de la sanction

Le S de mes sarcasmes et celui là-même qui aujourd'hui me saigne.

Mon sang m'assigne qu'tut'sais absurde

Et mon sacrifice salue la soif de mes frères.

France sans sève et vidée de tout sens,

Pourquoi devrais-je aujourd'hui écrire pour toi en rimes?

Sensuelle saveur du sournois louvoyant et tellement pas bienfaisant!

Sert moi ce dollars que j'en oublie mes soucis.

Et taille toi la part belle, suce sangsue,

simplement de statistiques et pourcentages inquiet.

Cinquante et un?

N'est-ce pas là le nectar de ton insouciance?

Laiss'moi alors seul

Avec c'lourd bulletin qu'dans ton urne j'laisserai glisser.

... à mon politique préféré.

mercredi, février 10 2010

La Dame Blanche

Son voile m’a assombri le regard, froissé le poignet

Elle est de celles qui vous hantent, vous habitent

Son regard est trouble, ses yeux me troublent

M’emplissent d’une rare inquiétude

Elle a déjà balayé tant de mes frères !

Derrière chaque vipère, elle sut toujours se cacher

Derrière chaque lance, chaque cri de guerre, elle murmurait

« Montre-moi ton amour, fidèle amant »

Et derrière moi, elle chuchote des notes de couleur qui m’apprennent la crainte.

En moi naissent aujourd’hui des volcans qu’elle sait dompter,

Des falaises qu’elle a survolées.

Et quand je me réfugie derrière l’artifice, c’est pour la tromper.

Tout comme je te trompe, l'ami.

  • extrait de l'exposition "noirs soeurs".

vendredi, février 5 2010

Extrait de l'expo noirs soeurs. Texte homme blanc sur monochrome noir en matière.

Homme blanc

Brillant par la force de ta transparence, tu es pourtant chacun d’entre nous

Mes mouvements sont maladroits, parfois laids. Et pourtant tu es derrière chacun de mes gestes.

Quand je bouge, tu bouges aussi. Quand je danse, tu penses.

Tu es un peu mon frère, un peu mon père.

Alors quand tu as faim, je chasse. Et quand tu as soif, je t’invite au plus abondant de mes puits.

Tu te teindrais en moi et moi en toi. Nous sommes ensemble. Trop proches pour nous voir, si éloignés parfois.

Tu es la clef qui ouvre mes serrures, tu es aussi le coffre où je peux garder mes plus grands secrets.

Ton règne prendra-t-il un jour fin ?

Si tu venais à me quitter, homme blanc, je t’en prie,

Parle à tes frères de moi, envoie-les me rencontrer pour que, comme j’en ai tant le besoin,

Ils m’apprennent à comprendre pourquoi ma couleur est si sombre.

lundi, janvier 18 2010

Le soleil et mon lundi

Le lundi au soleil, c'est une chose qu'on ne verra jamais

Chaque fois c'est pareil, jamais au soleil on ne verra le lundi

Le lundi c'est pareil chaque fois au soleil

Pareil le soleil jamais le lundi

Chaque fois jamais lundi on verra

Au soleil pareil on verra le lundi c'est jamais une chose.

Il est déjà 9 heures.

Merde, faut qu'je bosse.

jeudi, décembre 31 2009

31 secondes avant minuit

Moins l'quart mam placard? Si c'était vrai çà serait placardé en 4 par 3 dans une magnifique Z.I. comme ces affiches là qui collaient des boules de couleur aux billets de banque y a pas quelques jours.

"J'ai quatorze ans mdame" "Et merde j'en ai 36. Paraît qu'j'en termine à 38!" 31 secondes avant minuit? C'est tout c'qui m'reste. Des ballets? Déballer nos balots? Les remplir de vide? Laisser gonfler puis "flaf" éclater le tout dans un grand claquement de mains? Po si sur. Alors décomptons!

Trente une secondes durant lesquelles j'mamuse à compter ma tune. Trente secondes durant lesquelles j'aurai l'temps de compter l'ensemble des causes humanistes humanitaires non humanistes non humanitaires auxquelles je ne participerai pas. Et puis laisser monter le son, laisser glisser 2009 et son ensemble de sombres révélations, entre les cuisses de 2010 qui y prendra, espérons-le, sans tout de même demander l'accomplissement d'un quelconque rêve utopiste, du plaisir. Et couinent alors les matelas, et sonnent encore les cloches. Belles et grosses, grasses et bien dodues. Comme ces moutons. Oui, mesdames et messieurs, des moutons! Qu'on égorge sous nos yeux ébahis! Et nous nous en contenterons bien. Trente secondes donc, à qui je veux bien incrémenter de la dernière pour te laisser encore le temps de l'écoute. Parce qu'après, juste après, ne résonnera plus que le son sourd du beat...populaire. ... Et on ne veut pas m'croire que 2010 sera une année sexuelle ...

Bonne Année 2010 à tous

Texte à retrouer aussi sur www.dekape.net

mardi, septembre 15 2009

Question à 2 balles

Le stress déclenche-t-il l'embolie chez le sujet jeune fumeur ?

Question en latence.

vendredi, juillet 10 2009

Regarde-moi. Nouveau texte à suivre. Chapitre 1.

C'est reparti pour un tour. Pour le grand plaisir de ceux qui manquent cruellement de lecture pour l''été déjà installé, pour un peu plus de la matière à la critique aussi, et simplement pour le plaisir d'enfiler en collier de verves des mots innocents et vagabonds, je reprends la plume. Et avec elle, un nouveau texte à suite. Je vous présente ici un premier volet. Pour le voir, cliquer sur "lire la suite", pour en avoir encore plus, envoyez "plus" en commentaire sur ce billet. (30 cents d'euros par commentaire) ... :)

à suivre ...

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mardi, décembre 30 2008

Archive 1. Quelques premiers textes


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dimanche, décembre 7 2008

2008 Mots interdits

REVOLTE

NEGRE

ARGENT

MORT

AMOUR

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vendredi, octobre 3 2008

juillet août. time's over.

Tant à dire...

Trop à dire parfois.

Quand l'histoire se suffit à elle-même, silence et observation valent mieux que bon nombre de discours!

Mais vous ne serez pas seuls, mes amis. Patience, patience encore, I ll be back.

Amis de juillet, une pensée pour vous. Vous avez su me bercer le coeur.

Amis d'août, préparez-vous à une crise.

jeudi, juillet 10 2008

9 juillet. Retour aux sources

Pour ceux qui ne savent plus d'où vient le Néandertalien, je tiens à les rassurer, moi non plus. Cependant et il y a un mois, naissait à l'endroit exact où je me trouve (Marvejols en Lozère) le premier d'entre tous, le grand frère quoi!
En effet, et ce billet s'adresse à tous ceux qui ne savent plus où commence "2008". L'histoire a pris naissance en Lozère le 21 mai 2008 avec le premier d'entre tous, le plus grand de tous tes grands frères. Retourne parfois à tes origines, et tu sauras qui tu es.

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mercredi, juillet 9 2008

8 juillet

Il y a quelques jours, l'on célébrait les quatres cents ans du Québec. Ségolène Royal, candidate déchue aux dernières élections présidentielles françaises, fan de pas mal de nouveaux mots presque conceptuels tels celui de "Bravitude" au sujet des travailleurs chinois, était très sensible à la question du Québec libre.

Eh bien mon enfant, joignons-nous alors à elle et appelons "le Che" à la rescousse pour entonner en coeur ce doux refrain:

"Ey Cubac libré"

"Independancia"

"Ey Cubac Libré"

Et hommage à qui, hein? (attention l'enfant çà pourrait donner des idées à tes parents pour le choix de ton nom)

Eh bien hommage à Samuel de Champlain et à cette belle journée ensoleillée (enfin j'espère) de juin 1608!
çà nous rajeunit pas, je te le dis.

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lundi, juillet 7 2008

7 juillet

Eh bien voilà! On est pressé, on est pressé, ... mais maintenant on y est.

Oui, on y est!

Et on fait quoi la maintenant? Hein? On fait quoi là! ...

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6 juillet

Il n'existe pas de réponse à l'ultime question. Le seul élément vivant qui pourrait en comprendre le sens chez l'homme reste son cerveau. Seulement, l'approche du sens de l'ultime réponse serait une chose que ne pourrait encaisser le cerveau humain (structurellement parlant). L'ultime réponse existe donc. Mais nous ne pourrions la comprendre sans y laisser le prix de quelques hémorragies cérébrales. Pourquoi nous posons nous donc la question de son sens?

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5 juillet

Oui, je suis en retard. Et alors?!

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dimanche, juillet 6 2008

4 Juillet

Observe bien cet objet.

Il est le prototype de ce qui, un jour, pourrait t'être greffé sur le dos.

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jeudi, juillet 3 2008

3 juillet

Pour Ingrid Betancourt.

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2 juillet

Si je meurs ce soir...
Fuck la terre? Pas vraiment.
Peut-être irai-je alors rejoindre Angeline, Marcel, Elissa, Awa, Dramane, Marcel, Claude, Anicia, Samata, Lolo, Dany, HUbert, Rico, Greg, tant de gens qui m'ont aidé à aimer cette vie, amis, soeur ou aimante, ceux là qui par le souvenir de leur sourire attisent la flamme qui vous dit de continuer. "Continue sans nous, mec, peut-être se retrouvera-t-on un jour..."
Peut-être croiserai-je aussi quelque célébrité venue se perdre dans l'ombre des après-vies? Et enfin oserons-nous parler de toutes ces choses que l'on garde ici bas cachées derrière le "bon" sens, l'éducation ou nos propres barrières. Et ainsi, animaux de leurs instincts retrouvés, avec Coluche, Bob, Aimé et bien d'autres, nous nous reniflerions tels de simples chiens sans race, pour enfin retrouver, au milieu de toute la mélasse que sait engendrer l'humain, nos âmes soeurs.

Aux âmes soeurs!

A l'infinie beauté de la vie, à la force éternelle de l'amour.

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lundi, juin 30 2008

1er juillet. Ollé!

SEXE

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30 juin

Attention ami public, les exécutions publiques sont rétablies.

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29 juin

Ah au fait je disais "les femmes sont plus fortes que les hommes". Il faut dire qu'elles ont un allié, le SEXTOY.

 

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28 juin

JUGE, arbitre, allié, parasite, ingénieur, alcoolique, policier, mendiant, nanti, boulanger, pharmacien, routard, cloué, lève-tôt, lève tard, polisson, espion, traitre, politique, ami, ennemi, pilote ou dame pipi, choisis ton camp, et tiens les rangs!

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27 juin

La femme est plus forte que l'homme. Tout en elle est plus fort, sauf peut-être, à évaluer, son ego. Son désir aussi est plus fort. Et sa puissance sexuelle! inégalée. Alors pendant longtemps, très longtemps, les hommes ont simulé les dominants.

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26 juin

Il est d'or pour certains, il est roi pour toi nouveau venu. Car tu nais ce jour dans un beau silence trouble et recentrant. Ecoute le silence, il te parle parfois.

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25 juin

J'entendais aujourd'hui ces mots: "les journalistes sont des mange merde".

"merde" pour ton info nouveau venu parmi nous, humains et prétentieux, çà fait parti de tout un ensemble de gros mots que j'essaie de t'inculquer dans un but simplement pédagogique et préventif. "merde" donc, c'est un gros mot. Oui! Et certainement un des plus gros. Oui oui, le plus gros même peut-être!

Eh bien voilà les journalistes mangeant cette merdasse (déclinaison légitime de "merde") crasseuse à coup d'articles alléachants. "3000 tués dans un tremblement de terre au Sinaï, un policier tué lors d'une attaque à main armée, le président croate nomant son premier ministre, le sourire de telle star du x, la grimace de telle autre remaquillée en première dame, la naissance du dernier lama noir, le prix de la serrure N°37 de passe partout, le prix de la culotte du père Fora, ... sans oublier le grand et classique faits divers!".

Soit! Les jounalistes sont des mange demer (merde en racaille (langage parlé par les vilains méchants narabes des cités (je peux pas tout t'expliquer tout de suite, çà va être long))). Mais, à leur grande grâce, la merde se mange! Eh oui! Et comme disait un commandant de grande armée à son second après une guerre de 20 ans: "Mon ami, j'ai une bonne et une mauvaise à vous annoncer". Et annonçait ensuite en réponse à son second: "la bonne, c'est qu'il faudra annoncer au peuple qu'il ne reste plus que de la merde à manger".

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mercredi, juin 25 2008

24 juin

Un ami meurt aujourd'hui.

Et toi tu nais. Encore, et encore.

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23 Juin

l.u.n.d.i.

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22 juin

Chérie? Chérie! Où est-ce que t'as fouttu mes idées pour le 22 mai?

Chérie! J'en ai besoin, euh là maintenant pour mon site. Chérie! Réponds-moi! C'est urgent!

Ah les femmes.

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21 juin. Un mois déjà parmi nous, petit homme. Une pensée pour toi.

"Armstrong je ne suis pas noir, ..."

Et pourtant, j'en ai tout l'air.

Petit hommage à un gars sympa pour cette idée folle de faire plaisir aux mélomanes.

Les hommes politiques se moquent de nous assez régulièrement et dirigent généralement d'autres époques que celles durant lesquelles ils sont élus. Ils ne sont pas drôles. Pas du tout. Et pourtant, parmi eux parfois, une guenon frénétique et drôle, l'air plutôt sympathique, se détache du lot et vient apporter une idée drôle et pérenne. Alors tant que faire se pourra, un bravo à cet homme qui a osé: Jack Lang.

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dimanche, juin 22 2008

20 juin

La terre. Tellement belle, bleue, insaisissable et maternelle. Pour toi , nouvel humain, elle sera le nid de tous les rêves. Ses habitants, humains, animaux, plantes, pierres et parasites. Au sein des humains, deux choix simples: en chier, ou en chier.
Face à ce lourd mais non dramatique constat, un seul conseil:
" suis les chemins que te guide ton coeur. A en chier, remue la boue avec sourire dans ce que tu aimes réellement."
 Phrase banale et facile j'en conviens, mais avec un peu d'attention, tu sauras lire le filigrane qui se cache sous ces simples mots.

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samedi, juin 21 2008

19 juin

Range ton arche, Noé!

Tu commençais à y croire après plus de 40 jours de pluie en plein printemps, mais non, il a fini par arriver. Zorro? Jésus? Non, pour ces deux-là il faudra patienter encore un peu.

"Il", c'est lui, le grand, le beau, le fier et tellement suffisant "monsieur soleil"! Bah oui, c'est tout "connement" lui.

"Ici dans le sud" comme ils disent avec un accent du genre "Biengn venu daans le suddah" , "nous on a le soleil TOUTEU L ANNEEgh". Alors sans lui, le sud c'est pire que le nord, alors le soleil en retard, ça fout vraiment les glandes.

Un conseil donc l'ami: Sois à l'heure parce que la ponctualité semble presque aussi importante que la soutane du pape aux yeux de tes pères.

Second conseil tout de même: respecte cette ponctualité mais ne t'y aliènes surtout jamais! Car alors tu te risquerais, comme bon nombre de tes pères, à être une pendule vide et bornée, flouée par la grimace qu'effectue chaque seconde comme pour narguer à chacun de ses passages.

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18 juin

Tu diras à ton grand frère du 17 juin ceci: pour gagner, il faut y croire. Bon ok ce genre de phrases toutes faites mérite un peu plus d'explication. Pour manger, il faut ouvrir la bouche, pour avoir un gros Yaght, il faut être capable de tuer s'il le faut, pour exister,  il faut faire deux ou trois croche-pattes aux copains spermatozoïdes qui courent tous vers la cible après que ton père ai connu une jouissance (même mauvaise), pour gagner plus (tu demanderas à Sarkozy et ses copains), il faut faire travailler les autres, et, je reviens au sujet, pour gagner, il faut y croire. Rajoute un peu de bol dans tout çà, et le tour est joué.

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mardi, juin 17 2008

17 juin

Il est 19h20. Si tu nais ajourd'hui en France, Italie ou Roumanie aujourd'hui et en ce moment, saches une chose: l'équipe des sages femmes qui t'entourent ne pense pas qu'à toi en ce moment. La majorité d'entre eux sera préoccupée par une toutre équipe qui prend plaisir à taper dans un ballon en caoutchouc (oui le principe est un peu bête, mais en ce moment précis, ce principe est suffisamment intelligent pour te releguer au second plan). Comme ton père lui aussi t'oublie un peu dans l'affaire (il aura bien assez d'une vie pour penser à toi), et peut-être ta mère aussi, il ne te reste plus qu'un choix: chanter la Marseillaise la main sur le coeur quand il sera "20h30". Pense à ne pas trop chialer en sortant, tu pourrais gêner le match. Bienvenue à toi.

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16 juin

Quand tu seras grand, tu remarqueras toi aussi que depuis que t'es gamin, une femme te donne tout un tas de mauvaises nouvelles à la téloche sur la première chaine pour t'aider à faire passer la pilule quant à aux misérables mais incisifs problèmes qui entaillent chaque jour ta vie, en les relativisant face à la misère du monde. Eh bien saches que jusqu'à ta naissance, cette femme était un homme, et son nom était PATRICK POIVRE D ARVOR.

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lundi, juin 16 2008

15 juin

Et surtout, n'oublie jamais d'AIMER.

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14 juin

France 1. Pays-Bas 4. Heureux sont les souvenirs de l'année 98 pour cette équipe. Ils laissent aujourd'hui place à de pauvres espérances, mais rien n'est joué petit bébé! Tes petits frères nous diront ... la vérité.

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13 juin

13 juin 2008. Date à retenir et bienvenue à toi nouveau citoyen. L'Irlande rejette par referendum le traité "modifié" de la constitution européenne. Il existe encore aujourd'hui dans l'europe au moins un endroit où la parole du peuple est respectée.

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12 juin

Je m'étais égaré à lire un peu. Envie toi aussi d'essayer l'expérience? Trouve ce titre: "1984" écrit par George Orwell.

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mercredi, juin 11 2008

11 juin. 21heure21.

Né à 13heures13, 22heures22, 01heure01 ou plus communément 00h00, ... tu te devras, au moins une fois dans ta vie, te poser la naïve question de savoir "quels sens ont réellement ces coïncidences...".

Et le temps reprends son cours.

10 juin

 

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lundi, juin 9 2008

9 juin

Règle N°1: ne jamais rien considérer comme absolu.

Règle N°2: ne pas produire trop de règles.

Certains lundi te font honneur nouvel arrivé. Ouvre les yeux et regarde autour de toi ce jour nouveau, et n'oublie pas qu'à partir d'aujourd'hui, il sera ton préféré.

France:0 Roumanie:0

(c'est pour ta culture footballistique).

 

8 juin

Dimanche 8 juin 2008. C'est pas mal mais je suis sur que t'aurais pu faire mieux. Après le dimanche, c'est le lundi. L.U.N.D.I. Cherche quelques bonnes vieilles chansons sur le lundi et tu comprendras alors que c'était pas la meilleure idée d'être du jour qui le précède. J'exagère un peu l'ami? (sourire). Hmm, faut parfois savoir forcer le trait!

7 juin

Départ de la coupe d'europe de football. Eh bien çà, je vais te dire qu'ici le foot, on adore çà! Tant mieux. Parce que les voisins se parlent enfin, les embrassades reprennent vie, le boulot trouve de nouvelles couleurs, les gens se parlent enfin quoi! Je te souhaite de connaître cela l'ami. Si si tu verras c'est sympa les entraînements avec papa comme coatch pour peut-être, toi aussi, faire perdurer ce rêve.

6 juin

Un chat meurt ce jour. Cinq autres le voient se lever. Tu les accompagne. Les éléments se suivent et dessinent comme éternellement les contours du cercle. La vie se voit entraînée, et la roue tourne, et tourne encore. Un seul mot d'ordre alors, profiter.

jeudi, juin 5 2008

5 juin

Bienvenue à toi nouvel arrivant. Tiens. En cadeau, un test bref.
« La vie va vite. Si tu es obliger de lire puis re-lire cette phrase pour t’apercevoir quelle est trufée de fautes, tu es déjà happé par sa vitesse. »
Rassures-toi, tu pourras toujours prétexter n’avoir jamais eu la moyenne en orthographe.
Petite pensée en passant à nos amis du 21 mai qui grandissent déjà.

4 juin

Les choses sont ainsi faites mon enfant, et les statistiques sont formelles. Né riche, tu le resteras à moins que ne te manque la raison. Né pauvre, tu le resteras à moins de ne savoir serrer fort et haut le poing. Tes parents n’ont pas voulu te condamner. Les stats leur donnaient raison. Mais avec le faible pourcentage existant et qu’elles se sont octroyées dans ce que l’on nomme « le taux d’erreur avec son écart-type, elles ont ouvert une fenêtre de tir. Légère mais existante, où vient parfois se glisser … la chance.

3 juin

Salut nouvel humain. Petit conseil de vie : si d’aventure tu te décidais toi aussi à mettre en place un site, blog ou autre à alimentation quotidienne, n’oublie … surtout…jamais !  … de payer tes factures.

2 juin

Ne surtout jamais oublier de le dire, la vie est belle, la France l'est aussi.

 

mercredi, juin 4 2008

1er juin

Le premier est toujours un commencement. Les corps se suivent et avec eux les âmes. Le premier est ton commencement, car tu nais ... ce jour.

samedi, mai 31 2008

31 mai

 31 mai. Le passé efface la mémoire des actes et ne laisse parfois que des noms. Retiens quelques uns de ceux-ci et, un soir d’hiver, au coin du feu de bois d’une cheminée si tu as cette chance, demande à tes parents. Qui était L’abbé Pierre, Martin Luther King, Nelson Mandela, Theodore Roosevelt, Mère Teresa, Jimmy Carter. Cherche leurs écrits et transmets à ton tour, quand l’heure sera venue, leur histoire à ta progéniture. N’oublie pas, si tes parents t’en laisse le temps, de demander au passage qui était Hitler, Mussolini, Rockefeller, Charlemagne, Georges Bush, Ben Laden, Nicolas Sarkozy.

Tant de noms, trop peu de temps au coin du feu de bois ? Gardons en quelques uns pour plus tard. N’oublie surtout pas, quand papa rajoutera la dernière buche, cette essentielle question : « que reste-t-il de nos libertés aujourd’hui, papa ? ».

30 mai

30 mai. L’art se meurt disent eux-mêmes les artistes. Ce pourrait être effroyable. Il n’en est rien car tout le monde se rassure, il se meurt lentement, très très lentement. Le prix unique pour le livre sera-t-il maintenu en France alors que ses voisins lui envient ce point ? Pourras-tu connaître comme tes parents la valeur identique pour un roman, qu’il soit vendu dans une grande surface, un petit éditeur ou une librairie de renom ? Ou te faut-il simplement attendre quelques jours, semaines ou mois, pour pouvoir enfin profiter de Kirikou soldé chez carrefour ? (grande surface de renom). Pas d’info transcendante cependant ce jour. Quelques mots clefs pour résumer l’actualité du jour : mariage, annulation, virginité, religion (attention, c’est un gros mot), pouvoir d’achat et moral des ménages, gazole, bourse, cac 40 et … publicité (nous y reviendrons). Il reste effectivement de moins en moins de place pour l’art en ce siècle. Les économistes sont-ils aujourd’hui plus créatifs que les artistes ? Je t’offre pour ta bienvenue cette légère méditation. Ton serviteur.

jeudi, mai 29 2008

29 mai

29 mai. Eh bien cher ami, aucun média français n’échappe à un leitmotiv incontournable, il ne devrait plus rester assez de pétrole pour te permettre quand tu en auras l’âge, de flamber du carburant au volant de ta première auto. Et même s’il en restait quelques gouttes, tout porte à croire que tes parents ont fort intérêt à commencer à mettre quelques ronds de côté pour t’aider à rouler. Pour toi et rien que pour toi un seul conseil, le vélo. Si si, tu verras, c’est pas mal.

28 mai

28 mai. Conseil du jour : 30 minutes de marche à pied quotidienne peuvent préserver ton organisme d’éventuels problèmes cardio-vasculaires (à ce qu’il paraît selon les statistiques menées sur less populations  de pays occidentaux, toi ou pas mal de tes copains devraient être de plus en plus nombreux à être obèses, voire même de plus en plus obèses (oui, il y a une nuance)). Alors conseil d’ami, la marche à pied. Tu n’aimes pas la marche à pied ? Demande conseil à un des tes « gemeaux », le 29 mai est une date pas mal.

27 mai

27 mai. Une société qui n’existera peut-être plus à ton époque et qui se nomme aujourd’hui E.D.F. est capable de t’aider à lutter activement contre les produits surgelés. Paie ou crève. Retiens bien petit. Cette phrase devra faire partie de tes devises !

26 mai

26 mai. On parle pas mal actuellement de réchauffement climatique et les plus pessimistes disent aujourd’hui que tu devrais connaître une montée du niveau des océans avant la fin de ta vie, voire même la disparition de villes entières ! Pour l’instant dans le sud de la France, la dépression commence à gagner les esprits, avec un hiver (enfin hiver sudiste, quoi) qui pousse les heures sup aux frontières de juin. Toi seul sauras, petit, s’ils avaient raison. Bienvenue à toi.
Ah au fait, les médias n’oublient pas notre cher président. Il est dans tous les coups, bons ou mauvais. A sa mémoire, je te propose d’observer … une minute de silence.

25 mai

25 mai 2008. Le monde est ainsi fait. Certains parfois ont le beau rôle. D’autres se la jouent moins et ont pourtant parfois de quoi se la ramener. D’autres encore, enfin, se voient souvent, très souvent, trop parfois, amenés à occuper la simple place … de ceux qui sont condamnés à passer leur tour.

24 mai

24 mai 2008. Réjouis-toi mon bon. En ce jour enfin, il peut être dit avec certitude que la famine dans le monde reste sous contrôle, grâce à toi et aux tiens qui consommerez 100% d’O.G.M. (tu devrais savoir ce que c’est). Mais ne t’inquiète pas, à ce jour béni de ta bienvenue,  aucun élément n’a permis  de démontrer un quelconque effet nocif sur l’organisme humain.

23 mai

23 mai 2008. Après « bienvenue chez les chtis » (film Français, parlant de et aux Français, le plus vu par ces derniers à ce jour, après avoir détrôné le célèbre « La grande vadrouille », plus drôle au goût de ton serviteur, mais plus vieux aussi. Rien ne semble décidément être fait pour durer en ce siècle (j’y reviendrai petit homme (ou femme !). En attendant et je disais donc, après « bienvenue chez chtis », bienvenue à toi, nouvel humain.

22 mai


22 mai 2008. Tu nais ce jour, en France, pays développé. Pas toi, né le 21 mai ! L’autre ! Toi, oui toi né le 22 mai, tu es le nouveau tu. Quant à toi du 21 mai, eh bien tu as 1 jour, alors sois heureux, d’autres n’ont pas eu cette chance. Pour vous deux en revanche, le président est toujours Nicolas Sarkozy. Vous pouvez me croire que c’est une très mauvaise nouvelle pour pas mal de gens dans l’hexagone comme disent les journalistes. Bien. Pas d’évènement majeur en ce beau pays pour toi, mon ami. Un pédophile (y en a pas mal en ce moment qui circulent d’après les journalistes et les procès qui se multiplient un peu partout en europe) et assassin nommé Michel Fourniret est actuellement en jugement dans une affaire grave, très grave même, avec un déroulement qui ressemble à s’y tromper à un classique film de fiction que d’autres ont déjà titré « le silence des agneaux ». Pire, on pourrait penser au très célèbre Hustler et aux parodies qui ont concerné sa vie (tu regarderas aussi sur un moteur de recherche informatique, bonhomme).

dimanche, mai 25 2008

21 Mai

Le Temps d’une vie. Millésime 2008
Cette histoire s’adresse à tous les enfants nés en 2008, à laisser vieillir tel un vin de garde. Temps de garde minimal : 10 ans. Idéal : 30 ans.

21 mai 2008. Tu nais ce jour, en France, pays développé de l’Europe occidentale. Le président du moment est un certain Nicolas Sarkozy. Il y a environ un an, plus de 50% de tes parents ont cru en lui comme un messie qui sauverait ce pays de la pauvreté, des freins imposés par l’union européenne, de l’invasion des chinois et de tous leurs produits textiles, de la guerre, de l’inflation, des arabes terroristes, agressifs ou/et non respectueux,  des arabes qui vendent de la drogue pour ensuite exposer aux yeux de tes parents citoyens et travailleurs leurs cabriolets BMW, AUDI ou autres voitures de prestige, mais aussi de tout ce flot de gens qui entrent dans le pays pour menacer l’emploi de tes parents et te faire risquer de ne jamais voir le jour par crainte de ne pas être à la hauteur s’il fallait t’offrir une chambre aux bonnes couleurs de papier peint, les chaussures de la bonne marque ou même une Wii ! (une Wii, tu regarderas sur une encyclopédie virtuelle, c’est une console de jeu nouvelle génération qui « cartonne » un max au moment même où je te parle. Oui, au moment même où je te parle, je t’assure !). Dieu merci, tu es là. A Marvejols, petite ville bien sympathique de Lozère, il fait 24 degrés Celsius et le temps est assez clément. Quelques nuages d’altitude, mais rien ne mettant en péril l’apéritif en terrasse si le besoin s’en faisait sentir. Dans le monde, les chinois se préparent à organiser les jeux Olympiques dans un pays qui scandalise les autres, pas forcément mieux placés d’ailleurs, concernant ce que l’on nomme « les droits de l’ homme. Face à eux, le reste du monde et un pays encore partiellement indépendant et plein de moines Boudhistes apparemment pacifistes que l’on nomme « LeTibet ». En France, pour revenir à toi, nouveau venu, c’est ce qu’on appelle la crise. En fait, c’est ce qu’on appelerait « la crise » si on osait, parce que c’est un gros mot en 2008. Tu verras d’ailleurs, l’ami, que pas mal de mots sont gros (tu en connaîtras certainement de nouveaux à ton tour). Crise, donc, veut dire cocommittence de pas mal de choses qui pourrissent la vie des habitants, des artistes, travailleurs, parents, grands parents, couples, célibataires,  mais aussi apparemment des économistes, des politiques et même des entreprises et actionnaires dont le seul but est de gagner de l’argent, beaucoup d’argent, et qui en gagnent, et beaucoup !  (je t’adresse par avance toutes mes doléances, l’ami, si tes parents t’ont déjà pris quelques actions chez BNPParibas (petite banque qui monte qui monte alors que les autres s’écroulent progressivement ou presque, du fait de ce que l’on nomme aujourd’hui « la crise des subprimes et qui nous vient des méchants américains plus capitalistes que nous) et que te voilà déjà actionnaire ! Désolé.)
21h38. Que le temps passe, tu vas bientôt avoir 1 jour. Le soleil se lève bientôt à Pékin. Quelques sénégalais ayant atterri sur les îles canaries font leur prière alors que va tomber chez eux la nuit. En Afrique du Sud, des noirs laissent arriver la pénombre, après avoir passé la journée à chasser du blanc qui vient afficher sa fortune devant les africains trop peu malins pour voir et exploiter comme il faut la richesse  qu’ils sont sous les pieds.
Le soleil se couche mon ami. Bienvenu parmi nous, êtres humains.

vendredi, novembre 30 2007

L'amour aujourd'hui


Elle me parle de tendresse.  J’entends et  réponds par des mots infidèles qui trahissent mes banales et sexuelles pulsions. Elles sont comme ces mots dont il faut entendre l’opposé pour en comprendre le sens. Mes pensées courent. Et Marie-Belle est là. Je l’aime, enfin je crois. Elle le sait, du moins elle y croit tout autant que j’essaie moi-même de m’en persuader.


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vendredi, juin 1 2007

L'anguille sauterelle. Réponse.

D’ombres et de paille, elle est comme ces formes imaginaires qui encombrent nos esprits. Du long de ce cou frêle et nu de toute prétention, elle plonge dans le votre son sombre regard, à l’aspect de ceux qui vous vident de vos convictions.

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L'anguille sauterelle. Texte 1.

Une impressionnante arabesque rampe jusqu'à mes pieds. Elle glisse entre mes orteils et vient enserrer mes chevilles

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Petits bonheurs

Ils sont ces instants où l’on vendrait son âme pour en extraire un cliché.

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